Saint-Selve, la Gironde, France

Saint-Selve, la Gironde, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes,

Saint-Selve, dont les habitants sont appelés les Saint-Selvais, est une commune du département de la Gironde, située dans le Sud-ouest de la France, en région AquitaineLimousinPoitou-Charentes. Elle se trouve dans la forêt des Landes de Gascogne et le vignoble des Graves, sur le Gat mort, à proximité de la sortie no 1.1, dite de La Brède, de l’autoroute A62 (BordeauxToulouse).

La commune est limitrophe de Beautiran et Ayguemorte-les-Graves au nord, Castres-Gironde au nord-est, La Brède au nord-ouest, Portets à l’est, Saint-Michel-de-Rieufret dans un grand sud-sud-est, ainsi que Saint-Morillon au sud-ouest.

TOPONYMIE ET HISTOIRE

Toponymie

Sent Seuve est le nom gascon de la commune, dont le nom provient de Sanctus Severus, saint Sévère, patron des tisserands, puis serait devenue Saint-Selve sous l’influence du latin silva, la forêt.

HistoriqueSaint-Selve, la Gironde, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes,

La paroisse s’appelle SAINT-SEVE au XVIème siècle, et la dénomination actuelle de SAINT-SELVE apparaît au XVIIIème siècle, par rapprochement avec silva (forêt) ou par dissimilation avec une autre paroisse du même nom, Saint-Sève près de La Réole. On dit bien « paroisse », car la Commune de Saint Selve n’a été créée qu’en 1790. L’Édit de François 1er en 1549 crée l’état civil et ordonne la rédaction des actes en français. Les premiers registres de St Selve date de 1589 et les comptes rendus des visites de l’Evêque ou du Cardinal de Bordeaux nous renseignent sur l’église et son évolution : le bâtiment, son mobilier, et la vie de la paroisse et de ses occupants. Les restes les plus anciens laissés par l’homme dans la région de Saint Selve, datent du Néolithique; cet homme, d’après une hypothèse, devait venir des coteaux de la Garonne pour chasser, mais il ne montait que des camps provisoires de ce côté du fleuve. Puis la civilisation Romaine atteint cette région : une voie reliant Bordeaux (Burdigala) à Dax et à Toulouse (Tolosa) en est la preuve. Différents avis sont donnés sur celle ci, certains prétendent que c’est la route du sel, d’autres que c’est le fameux « Chemin Gallien », primitivement appelé « Lou Camin Gallien » ou « Lou Camin Roman » indifféremment. Clovis et les Rois fainéants, laissèrent aussi leurs empreintes prouvées par la découverte des poteries du Moyen-âge et du IVème siècle, sur le terrain communal. Cependant, l’origine réelle de Saint Selve remonte aux XIe et XIIe siècle comme nous le révèle la toponymie : tous les noms de villes et de villages commençant par « saint » indiquent une fondation Moyenâgeuse. De nombreuses appellations furent données à ce village avant qu’il ne trouvât son nom actuel. Dans les vieux titres, il portait le nom de : « Sanctus Severus de la Fougère« , c’est à dire « Saint Savère de la Forêt ( ou de la Selve). Puis au XIX° siècle ce fut Saint Sève, enfin maintenant Saint Selve. La commune fut fondée après la séparation des espaces brédois en plusieurs cantons, opérée en 1457 par le duc Crêne. D’abord connue sous le nom de Sainte-Sylve, évoluera au fil de l’Histoire sous l’influence des différents modifications de la langue. Son nom actuel lui aurait été attribué en 1692 par l’’évêque Lauje Sunix.Saint-Selve, la Gironde, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes,

PATRIMOINE

  • L’église Saint-Sévère : l’édifice est d’origine romane, il a subi d’importants remaniements au XVIIIe siècle, avec ajout d’une galerie latérale avec arcades qui donne sur les jardins, au début du XXe siècle.
  • Fontaine de dévotion à Notre-Dame-de-la-Houn : certaines légendes entourent Saint-Selve et notamment sa fontaine qui aurait des vertus thérapeutiques
  • Le château de Montalier : c’était le centre de postcure psychothérapique (1890).
  • Le château de Grenade : se trouvant au sud de la commune, en limite de Saint-Michel-de-Rieufret, le château a été bâti au XIXe siècle par l’architecte bordelais Henri Duphot sur commande des propriétaires du domaine, l’homme politique Edmond de Carayon-Latour (1811-1887) et son épouse Henriette de Châteaubriand (1824-1903).
  • Le château Razens : datant des XVII-XIXe siècles, il n’en subsiste que deux tours après avoir été ruiné par les troupes nazies qui l’occupèrent entre 1940 et 1945.
  • La ferme de Mathelin : dite la grosse ferme, ses façades latérales à pignons sont ornés de boules d’amortissement XVII-XVIIIe siècle.
  • Les vestiges de voie romaine.


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