La gastronomie grecque, patrimoine culturel de l’humanité

La gastronomie grecqueLa tourista ! Voilà un terme quelque peu démodé qui signifie « avoir la diarrhée au cours d’un voyage à l’étranger ». Démodé, parce que le phénomène est devenu beaucoup moins courant, surtout dans les pays à vocation touristique et qui ont acquis un certain niveau de développement.

Cette maladie passagère mais gênante (et qui peut parfois durer plusieurs jours si elle n’est pas vite traitée) pour une personne qui se déplace parfois très loin de son pays peut gâcher en partie le plaisir, à tel point que l’on entendait il y a encore une dizaine d’années des gens de retour de vacances jurer de ne plus jamais remettre les pieds dans le pays qu’ils ont visité !

Elle est due essentiellement à deux raisons :

  • Le voyageur a mangé une nourriture frelatée à cause souvent d’aliments ayant dépassé la date de péremption
  • Le voyageur a mangé une nourriture dont ni les ingrédients, ni le mode de cuisson ne conviennent à son organisme.

Mais, nous dira-t-on, pourquoi commencer un sujet aussi appétissant comme « la gastronomie grecque élevée au rang de patrimoine de l’humanité » par une « entrée » évoquant un phénomène aussi désagréable à entendre qu’à subir ?

D’abord, comme nous le disions au début, ce genre d’accident (qui a quand même sa part de comique) est devenu pratiquement inexistant, du fait du développement des conditions souvent draconiennes imposées aux industriels de l’agro-alimentaire, aux chaînes de distribution (surtout pour le froid) et enfin en bout de chaînes aux restaurateurs soumis à des cahiers des charges sévères et inspections qui pourraient leur coûter très cher.

Puis, parce que s’il y a un pays où cela n’a pratiquement aucune chance d’arriver, c’est bien la Grèce ! A condition bien sûr, de bien connaître l’alimentation des Grecs et leur gastronomie qui remonte à l’antiquité, puis d’avoir les bons conseils en matière de mets (selon les ingrédients et les modes de cuisson), ainsi que les meilleurs restaurants où l’on peut se régaler en toute sécurité. C’est ce que nous vous proposerons dans la deuxième partie de notre enquête.

La cuisine grecque fait partie de ce que l’on pourrait appeler le régime méditerranéen. Celles et ceux qui auront déjà vadrouillé autour de la méditerranée y trouveront des aspects communs avec la cuisine italienne, chypriote, moyen-orientale, turque, balkanique… Elle fait partie de ce que l’on appelle aussi la diète méditerranéenne et a été reconnue par l’UNESCO en 2010 comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Extrêmement riche et variée, la cuisine grecque contemporaine utilise beaucoup d’huile d’olive. Mais aussi de nombreux légumes variés typiquement méditerranéens, des plantes aromatiques, des graines et bien sûr du pain. Vin, poissons et autres produits de la mer (calamars, poulpes…) ne sont pas en reste. Des viandes très variées : volaille, agneau, mouton, lapin et porc.

En Grèce, le climat et le terrain favorisent l’élevage des chèvres et des moutons, c’est la raison pour laquelle la viande bovine est plutôt rare.

Ordonnancement du repas et mézzés

Pour ce que les spécialistes appellent « l’ordonnancement du repas », c’est-à-dire la règle selon laquelle on doit commencer par tel type de plats (entrées), suivis par tels autres jusqu’aux mets finaux (desserts) qui clôturent le repas.

Cette idée d’ordonnancement est née en fait en Andalousie musulmane inventée par le célèbre Zyriab, conseiller du calife en matière de savoir-vivre, pour permettre à son maître qui avait des problèmes de digestion, de mieux apprécier et assimiler les repas qu’il lui concoctait. Puis, sous les règnes suivants, elle a été abandonnée, jusqu’à réapparaître en France, à y devenir quasiment règle absolue aussi bien pour les repas familiaux traditionnels que pour ceux pris à l’extérieur, dans les restaurants.

Mieux, l’idée étant unanimement considérée comme saine et efficace sur le plan alimentaire, elle devint quasiment internationale, adoptée par de nombreux pays sur tous les continents.

Outre ce bref flash-back, aux origines andalouses de l’idée d’ordonnancement du repas, la cuisine grecque s’est beaucoup enrichie de la cuisine orientale et d’Asie Mineure, via l’occupation ottomane. En effet, les Turcs, ayant conquis un vaste empire, allant des régions d’Asie Mineure jusqu’au Maghreb, en passant par l’ensemble des pays dits « arabes », se sont eux-mêmes enrichis des cuisines trouvées dans les pays conquis qu’ils ont fait connaître dans tous leurs nouveaux territoires, y compris la partie européenne conquise, dont la Grèce.

Prenons par exemple, le café, cette boisson miraculeuse, consommée et produite aujourd’hui partout dans le monde. En Europe -et surtout en France- le mode de préparation qui consiste non pas à utiliser des machines à pression, mais une simple bouilloire, à faire bouillir le café et à le déguster une fois le marc descendu et tassé au fond de l’ustensile, en France donc, on l’appelle « café turc ». Or, le café, bien que cultivé aujourd’hui dans des pays comme l’Ethiopie, le Brésil, et bien d’autres pays africains et latinos est d’origine Yéménite. C’est à partir de là qu’il s’est répandu d’abord dans l’empire arabo-musulman, puis en Europe, grâce aux ottomans.

Mais il faut savoir que de nombreux pays, notamment autour de la méditerranée ne suivent pas forcément cette règle, sauf dans les restaurants touristiques, pour être dans les normes internationales. La tradition veut que l’on mette sur la table tout ce qui a été préparé pour le déjeuner ou le dîner et laisser le choix aux convives de « picorer » ce qui les attirent, ou mieux, de faire un mélange de ce qu’ils aiment ou aimerait connaître dans leur assiette et de se régaler de plusieurs saveurs à la fois, surtout si le choix est bien fait. Au Liban et en Grèce, on appelle cela un mézzé. Désormais, les mézzés sont devenus à la mode, même à Paris. Les restaurants grecs en proposent à volonté, avec des combinaisons de mézzés savamment choisies par les chefs-cuisiniers, servis avec du vin de pays, ou de l’ouzo un alcool anisé semblable au raki turc ou au ‘araq du Moyen-Orient.

Ordonnancement du repas et mézzés

Dans leur majorité, les grecs consomment beaucoup de fromages, d’olives, d’aubergines (préparées de différentes façons), de courgettes et de yaourt, chaque famille les accomodant à sa façon et selon les goûts. Ces mézzés sont souvent  accompagnés de pain plat ou pita

Les restaurants et les tavernes sont légions en Grèce, servant une cuisine traditionnelle à des prix très abordables, et pour les habitants et pour les touristes.

Bien entendu, les fast-food, comme partout dans le monde s’implantent de plus en plus, mais les grecs continuent à privilégier la richesse et le vaste répertoire de leur cuisine.

Mais, en complément des plats traditionnels tels que le souvlaki (brochette composée de petits morceaux de viande et de légumes grillés), le gyros (en France sandwich grec, dérivé du donner kebab turc), la tiropita (friand au fromage) et les spanakopita (friands aux épinards) sont de plus en plus servis en restauration rapide.

 Bien entendu, les fast-food, comme partout dans le monde s’implantent de plus en plus en plus, mais les grecs continuent à privilégier la richesse et le vaste répertoire de leur cuisine.

Un peu d’histoire

La cuisine grecque est l’une des plus anciennes et se situe au premier rang des cuisines européennes en termes de traditions, de qualités et de goûts diversifiés. Vieille de plus de 4000 ans, elle remonte à l’époque où les Grecs mélangeaient aliments et épices. De nombreux auteurs de l’époque ont laissé des écrits sur la gastronomie courante en Grèce antique. Dans la mythologie, la gastronomie est dédiée à la déesse Adephagia dont les restes du temple seraient toujours visibles dans l’ancienne Sicile grecque.

Les grecs anciens étaient sans contexte de fins gourmets, ouverts en matière de nourriture, n’hésitant pas à chercher chez les autres ce qui flatte leurs palais, ce que l’on appellerait aujourd’hui « les aliments exotiques ».

Sous le règne d’Alexandre le Grand, la cuisine est élevée au rang d’art, on forme des cuisiniers qui seront au service des riches et des palais. On emprunte à l’Inde, à l’Iran, ainsi qu’à l’Egypte, c’est-à-dire aux autres puissances de l’époque.

En retour, la cuisine grecque aura influencé de nombreuses cuisines au fil des conquêtes d’autres territoires par la Grèce. Puis, les Romains adoptèrent et adaptèrent l’art de la cuisine grecque et la développèrent de Rome à Byzance. Plus tard, la Grèce à son tour dominée par les Romains, Byzantin et Ottoman bénéficia des apports culinaires de ces derniers, en matière de produits nouveaux et des modes d’accommodements et de cuisson.

La cuisine grecque, aujourd’hui

 La cuisine grecque contemporaine est l’aboutissement d’une longue tradition et des différents apports extérieurs historiques. Il faut tenir compte aussi des traditions et cultures régionales. La cuisine insulaire, celle que l’on trouve dans les archipels, peut être totalement différente de celle que l’on pratique dans la Grèce continentale.

La cuisine grecque

Par exemple, dans les îles, on n’apprécie guère le mélange salé-sucré comme le lapin aux pruneaux, spécialité très appréciée par les habitants des Météores. Jusqu’à présent, avantage non négligeable de la cuisine hellénique, elle utilise abondamment et en priorité des produits locaux, cultivés par des petits agriculteurs, de manière naturelle, sans ajouts de produits chimiques en principe ou si peu… Précisons que ces produits vendus directement par les producteurs ne portent pas le label « bio », mais sont excellents et sains.

Il est donc difficile d’établir une liste complète de l’ensemble des plats.

Et puisque ce que l’on appelé l’ordonnancement du repas made in France est devenu international, on va vous présenter les plats les plus en vue en respectant le protocole culinaire : hors d’œuvres, plats principaux (ou plats de résistance comme on disait autrefois), fromages et desserts.

 Bien entendu, nous essaierons d’être le plus complet possible concernant les entrées, les accompagnements, les différents fromages, les desserts, les boissons jusqu’au café dont on a déjà parlé.

Les entrées ou hors-d’œuvre

Comme dans d’autres pays méditerranéens, les salades composées sont incontournables :

  • Anguinares salata, salade d’artichauts, assaisonnée d’un filet de citron , d’huile d’olive, sel et poivre
  • La fameuse salade grecque composée de tomates, de salade, concombres, oignons rouges, fêta, olives de kalamata servie avec de l’huile d’olive. A chypre, elle est servie avec du blé concassée (boulghour), des petits oignons et du jus de citron
  • Pantjaria salada, salade de betterave
  • Fasolakia mavromitika, salade de fèves
  • Anguinaress, salade d’artichauts, assaisonnée d’un filet de citron et d’huile d’olive.
  • Radhikya vrasta, salade de pissenlits
  • Patatosalata, salade de pomme de terre assaisonnée d’huile d’olive, avec des oignons coupés finement, de la mayonnaise, du jus de citron et du vinaigre
  • Fasolia salata, salade haricots blancs
  • Riz aux poireaux et aux blettes
  • Ragoût de fèves aux petit pois et aux artichauts
  • Salade lentilles

La cuisine grecque

Autres entrée

  • Ghayros, anchoix
  • Gharides, crevettes frites ou bouillies
  • Dolmadakia, feuilles de vigne farcies de riz et d’oignons émincés avec quelques feuilles de menthe
  • Fava, purée de fèves
  • Favakeftédes, galettes de lentilles

Les sauces

  • Avgolémono, jaune d’œuf et citron
  • La vinaigrette
  • La sauce tomate et ses variantes, à l’huile d’olive, à la viande hachée ou au beurre.

Les soupes

  • Revithia , soupe de pois-chiches
  • Psarosoupa , soupe de poissons et de légumes tels que les carottes, du persil, , du céleri, des pommes de terre et des oignons. Il existe une variante appelée  kakavia arrosée d’huile d’olive.
  • Patsas, soupe de tripes
  • Bour-bourou soupe de légumes et de pâtes de l’île de Corfou
  • Fasolada soupe de haricots, qualifiée souvent de « plat national ». Haricots, tomates, carottes, céleri et bien arrosée d’huilze d’olive. Elle accompgne toute une variété de plats salés.
  • Kotosoupa soupe de poulet épaissie parfois de l’aygolémono
  • Kremidosoupa soupe à l’oignon avec du fromage râpé
  • Magiritsa soupe traditionnelle de Pâques faite avec des abats d’agneau éopaissie avec de l’aygolémono

 kotosoupa soupe de poulet

Les pâtés en croûte – Friands

La cuisine grecque présente des rouleaux ou chaussons en pâtes fines que l’on peut consommer en entrée ou en plat principal.

  • La Tiropita friand au fromage crémeux
  • Bouekakia apo tiri rouleaux au fromage ou bourekatia apo kréas, rouleaux à la viande
  • Ghyousel methes rissoles au fromage
  • Kreatopita Kefalonitiki pâté de viande
  • Kalitsounia pâté Crétois au fromage
  • Kotopika poulet en croûte
  • Bougatsa friand à la semoule, à la viande et au fromage

Les pâtés en croûte grece

Poissons, crustacés et mollusques

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La Grèce est un pays particulièrement favorisé en matière de pêche. La Grèce continentale a un littoral conséquent, le reste du pays est constitué d‘îles et d’archipels aux eaux bien poissonneuses. C’est la raison pour laquelle, la cuisine grecque offre un large éventail de produits de la mer. Sont privilégiés : le homard, la langouste (grillées ou bouillis), les moules, les poules (grillés au vinaigre, huile d’olive et origan), le calamar frit ou en sauce. Ils sont servis avec de l’ouzo. Souvent, le poisson est grillé au four.

Parmi les plats les plus demandés :

  • Calmars ou sèches farcis (au riz, pignons, raisin de Corinthe)
  • Gratin de crevettes au fêta
  • Seiches à la sauce tomates
  • Morue frite avec sauce à l’ail
  • -poisson frit à la sauce piquante
  • Sardines fraîches au four

La cuisine grecque Poissons, crustacés et mollusques

Les viandes

Comme nous le disions plus haut, la Grèce à un climat et une terre plutôt favorable à l’élevage ovin ; Celui des bovins est plutôt rare. De ce fait, la cuisine grecque sert beaucoup de mouton, agneau, chèvre et volaille. Le bœuf est également présent, souvent haché.

  • Moussaka, plat traditionnel cuit au four à base de viande hachée et d’aubergines
  • Paidaka, mouton grillé au citron et à l’origan
  • Mouton cuit au four avec des patates (plat du dimanche)
  • Pastitsio, pâtes recouvertes de béchamel et cuites au four
  • Soutzoukakia Smyrneika, boulettes de viande au cumin, cannelle , ail,
  • Souvlaki, brochettes de viande, tomates, oignons et tzatziki emballés dans une pita (pour emporter)
  • Sptsofai, ragoût de saucisses du pays, poivrons verts doux, oignons et vin.
  • – Stifado, ragoût de veau, de lapin, de lièvre, de sanglier ou de bœuf avec oignons, vinaigre, vin rouge et cannelle
  • Youvetsi, agneau ou veau cuit dans un pot en argile avec de l’orzo (langue d’oiseau) et des tomates.

La cuisine grecque, Les viandes

 Les légumes

Les grecs, à l’instar de nombreux peuples méditerranéens sont de grands consommateurs de légumes. Et l’agriculture s’y prête. De nombreuses recettes à base de légume (régime végétarien, diront les « branchés », pourraient constituer des « plats de résistance », tant la combinaison d’un certain nombre de légumes, outre qu’ils se marient parfaitement en termes de goût, offre un apport nutritionnel pratiquement complet !

  • Kinteata, plat de jeunes orties bouillies
  • Aginares a la polita, artichauts à l’huile d’olive
  • Horta, légume-feuille sauvage ou cultivé, cuit à la vapeur ou bouillie, servi simplement avec du jus de citron et de l’huile d’olive.
  • Arakas me aginares, petits pois frais,cuits au four avec des artichauts
  • Bamies me saltasa, gombos à la sauce tomate (parfois avec des pommes de terre ou, en période de jeûne, avec du poulet ou de l’agneau)
  • Fasolakia, haricots verts frais, cuits en ragoût, avec des pommes de terre, des courgettes et de la sauce tomate
  • -Briam, ratatouille cuite au four, faîte avec des légumes d’été,à base de pomme de terre coupées en tranches, de courgettes et d’huile d’olive. Elle contient également des aubergines, , des tomates, des oignons, des plantes aromatiques et un assaisonnement
  • Gigandes plaki, haricots cuits à la sauce tomate parfumée d’herbes. Plat souvent épicé avec différents poivres.

La cuisine grecque, Gigandes plaki

Les fromages

Contrairement, à la tradition française où le plateau de fromage annonce bientôt la fin du repas avec les desserts, en Grèce, les fromages accompagnent une multitude de plats. Ces fromages ont ceci de particulier, c’est qu’ils sont principalement faits à base de lait de brebis ou de chèvres.

La feta est un fromage grec de réputation mondiale. D’autres fromages , moins connus à l’étranger méritent tout autant d’$être découverts et savourés. Ils sont issus de toutes les régions de Grèce ; citons entre autres, Le kasseri, le kefalotyri, le manouri, ou la mizitra.

La cuisine grecque, Les fromages

Les desserts

Les gâteaux et pâtisseries sont semblables à celles que l’on trouve au Moyen-Orient ; ils contiennent généralement du miel, des noix, de nombreuse épices aux saveurs marquées : cannelle, clou de girofle, eau de fleur de rose ou d’oranger…

  • Kourabiedes, yaourt au miel
  • Amygdalota ou pastéli, amandes réduites en poudre, mélangées à du sucre, de la semoule fine, et de l’eau de fleur d’oranger ou d’eau de fleurs de roses. La pâte préparée de la sorte est façonnée sous différentes formes comme par exemple en poire, un clou de girofle simulant la queue du fruit. On cuit à four doux et le tout est glacé au sucre. Dessert spécialement préparé pour les mariages ou les baptêmes.
  • Baklava, couches de pâte remplies de noix et trempée dans du miel
  • Diples, un dessert de Noël et de mariages, fait de feuilles fines en pâtes coupées en gros carrés et plongée dans de l’huile d’olive chaude durant quelques secondes. La pâte se raidit alors en forme de tube, elle est ensuite arrosée de miel et de noix concassées.
  • Finikia, biscuits garnis de noix hachées
  • -Halva, un nougat de sésames
  • Loukoumades, petits beignets en croûte, boules de pâtes frites trempées dans du miel et saupoudrées de cannelle. On peut les trouver aussi saupoudrées de graines de cannelle.
  • Fanouropita, gâteau sans beurre à partir de farine, sucre, huile d’olive, raisins secs, noix hachées, jus d’orange, brandy, zeste d’orange, cannelle et clous de girofle. Ce gâteau, spécialement préparé le jour de la Saint Pahanourios (27 aout).

La cuisine grecque, Loukoumades

Les boissons

Le vin

 La Grèce est l’un des pays les plus anciens en matière de production de vin. Le climat et le sol s’y sont accordés pour permettre son essor. Les plus anciens textes de la littérature grecque sont là pour l’attester (l’Iliade et l’Odyssée)

Ce vin fut très largement commercialisé d’un bout à l’autre de la méditerranée sous l’empire romain. Jusqu’au Moyen-Âge, les vins de Grèce étaient considérés comme seuls dignes des tables royales ou pontificale en Europe occidentale.

Ne pouvant tous les citer, mentionnons quand même l’incontournable Retsina.

Il s’agit d’un vin blanc ou rosé, en assemblage de deux fameux cépages typiquement grecs, dans lequel on rajoute de la résine de pin au cours de la fermentation. Cette résine stabilise le vin et lui permet de mieux résister à la chaleur.

Il a , pour cette raison un goût particulier, âpre et franc, qui souvent choque quelque peu les touristes non avertis. Ce vin doit être consommé très frais et pourrait servir d’apéritif.

Les spiritueux

Pour les spiritueux, citons la boisson principale typique de la Grèce : l’ouzo.

Il s’agit d’une boisson fortement alcoolisée, anisée, à base d’alcool neutre mélangé à divers aromates (principalement l’anis, puis distillé et dilué. Imité dans de nombreux pays pour son succès, depuis 1989, la réglementation européenne exige que l’ouzo doit être produit en Grèce pour avoir droit à ce label. Il ne faut pas le confondre avec le raki qui est fabriqué à base de raisin (marc ou fruits entiers), fermenté, distillé puis aromatisé à l’anis. Boisson très consommée en Turquie et au Moyen-Orient.

Contrairement au Pastis français qui, mélangé à de l’eau prend une couleur blanche-jaune un peu laiteuse, ces deux boissons incolores deviennent blanches. Enfin, signalons que l’ouzo peut se consommer pur ou mélangé avec de l’eau.

Les spiritueux boisson grecque

 Le café

Le café grec, également appelé café turc en Europe occidentale (parce qu’importé par les ottomans à partir des pays arabes sous leur domination) est préparé dans une petite casserole spéciale, plus haute que large, à manche long et à col étroit, appelée briki, dans laquelle le café, finement moulu est versé dans de l’eau froide, le mélange est mis à bouillir. Selon les régions et les goûts, on peut enlever la casserole et laisser reposer un petit moment, puis effectuer une deuxième, voir une troisième courte ébullition. Le café se déguste par la suite encore chaud, par aspiration douce afin de ne pas « réveiller » et faire remonter le marc déposé au fond de la tasse.

Lors de la commande, vous pouvez indiquer votre choix :

  • Enan elliniko skéto : café sans sucre
  • Enanelliniko métrio : café normalement sucré
  • Ennan elliniko glyco : café très sucré

Le café grec, Enan elliniko skéto

Quelques restaurants parmi les meilleurs (et pas forcément les plus chers !)

En Grèce continentale :

Nous allons vous proposer un certains nombre de restaurants sélectionnés pour la qualité de leurs prestations (et pas forcément pour le décorum) . A l’heur où nous écrivons et au moment où cet article sera en ligne, il se pourrait que certains aient fermé peut être définitivement pour cause de pandémie du Covid, comme c’est le cas en France et dans le monde entier. Nous ne pouvons que nous excuser à l’avance au près de nos lecteurs en leur souhaitant, grâce au tour (même non exhaustif) de la gastronomie grecque que nous avons effectué,  trouver leur bonheur à table, dans ce pays à l’accueille si chaleureux !

En Grèce continentale :

Les établissements marqués * sont bon marche, ** = prix moyens, *** =  relativement chers

  • Athènes : comme on dit communément, à Athènes, il y a à boire et à manger ! Le meilleur côtoie le pire… De l’usine à touristes capable d’avaler 6 groupes à la fois quitte à les mettre à l’étroit, jusqu’au boui-boui qui permet d’avaler le célèbre souvlaki ou un simple kebab. Le « folklore » pour attirer le chaland est omniprésent, avec Bouzouki et « danseurs » recrutés selon les circonstances. Vous ferez votre choix selon les informations (même non exhaustives) que nous avons réunies dans la première partie « gastronomie » et selon vos propres critères et expériences en matière de tourisme et de nourriture « étrangère.
  • * To cafénio : 1, odpos Epicharmou. Situé en plein quartier touristique, une adresse sympathique, avec une terrasse bien ombragée et une belle salle. Sfoliata (feta au miel), petits keftedes de veau, la fava tou Nikola et plein d’autres mézzés. L’accueil est très chaleureux.
  • * Nolan : 33, odos Voulis. Petit bistro,ambiance conviviale, avec une déco très modeste, il est l’un des plus courus d’Athènes. Cuisine moderne et créative qui marie savamment les saveurs méditerranéennes et asiatiques, sous forme de petites assiettes à partager
  • ** Ivis : 19, odos Apostoli. Pour les amateurs de poissons. Petit troquet, dissimulé derrière une treille, avec ses quelques chaises et tables en bois débordant sur le trottoir ou installées dans une petite salle au décor de bric et de broc. D’excellents mézzés du jour, sans sofistications, genre calmars grillés, purée de fèves, anchois, pommes de terre au yaourt ou l’originale lebaneziki, salade onctueuse de tomates et fromages mélangés, un vrai délice !
  • *** Kuzina : 9, odos Adrianou. Vue unique sur l’Acropole. Salle avec mezzanine et terrasse donnant sur la rue piètonne. Le chef revisite fidèlement la cuisine grecque classique avec des produits de qualité. Assiettes copieuses, soigneusement présentées.
  • *** « Branchitude » dans les quartiers de de Gazi et de Thissio. Gazi, quartier où il y avait une ancienne usine à gaz a été transformée en lieu de culture, rebaptisée C’est devenu un haut lieu de la « branchitude » athènienne. Bars tendance et boîtent se suivent, notamment autour de la grande place. C’est à qui se montre le plus design, le plus à la mode, du coup ça manque d’originalité, d’authenticité ! A midi, c’est quasi désert, mais hyper animé le soir. Question restos, il y a à boire et à manger !!! Pour tous les goûts…

Restaurant Kuzina Vue unique sur l’Acropole

 Le Péloponnèse. (Site archéologique d’Epidaure et prêt des plages d’Archéa Epidavros)

  • ** Gogos Périvoli, Sur la rue principale du centre. Plats entre 8 à 12 €. Astucieux : pour changer de la vue sur mer, les tables sont disposées dans un charmant jardin d’orangers et dans une salle décorée de vieilles photos de famille. Cuisine traditionnelle soignée. Le patron est francophone.
  • ** Kalogériko. Sur la route de la plage Yialassi.Très belle maison, discrète, en pierre traditionnelle, sur le bord de la route. Terrasses romantiques à l’arrière, ombragée par des citronniers. Quelques plats un peu plus recherché qu’ailleurs, comme la dinde à l’ouzo et à l’anis, les calamars sauce au vin, ou alors un excellent agneau four,service soigné, bref une carte typique et à prix doux.
  • *** Yalasi Hotel. Au niveau de la plage Yialassi.Une petite perle dans son genre . Convivial et intimiste, isolé dans un jardin en haut d’une côte un peu raide, des bâtiments récents à l’architecture élégante, avec une vue en plongée depuis les terrasses et les balcons. Superbe piscine. Excellente restauration, réservée à la clientèle de l’hôtel.
  • * O Moustakias. Dans la rue principale de Ligourio. Auberge de village, sans chichis. Tournebroche à l’entrée, terrasse sans fioriture et cuisine rustique faite maison. Simple, copieux et bons. Prix doux.


Les îles Ioniennes


Ile de Zante

  • * Stathmo 42, odos Filita. Simple, authentique. Petite terrasse dans la rue. Les Grecs y viennent surtout le soir. Cuisine classique et copieuse. Une bonne taverne.
  • *** Komis. Sur le quai, en débarquant des ferries. Poisson au poids, selon l’arrivage, . On peut faire son choix en allant dans le frigo. Moules, sardines, anchoixs, Cher, mais justifié par la qualité.

 Ile d’Egine

Facile à visiter parce que la plus proche d’Athènes. Souvent prise d’assaut par les Athèniens le week-end.

  • *** Restaurants de poissons en bord de mer. Une demi-douzaine de sympathiques terrases alignées côte à côte sur le quai, presque à fleur d’eau. Les tarifs sont à peu près les mêmes chez tous (15 € le repas, environ), pour une qualité similaire.
  • ** * Geladakis. Juste derrière le marché aux poissons. 10 à 15 €. Gargote du marché populaire et familiale où se mêlent habitants et touristes. Poulpes et crevettes grillées, sardines. Que du frais.
  • *** Sur le port avant l’église. Bonne cuisine traditionnelle proposant entre autre un grand choix de poissons (rouget, mulet, petites fritures…). Nombreux mézzés délicieux, légumes frits mais pas gras, tarama, tzatziki.. Sympathique terrasse avec vue sur les barques de pêche.

Ile d’Hydra.

Il vaut mieux réserver. Curieusement, sur cette île chic, on mange très bien à des prix corrects.

  • * Boulangerie Karayanis. Sur le port. Tyropitès, spanakopitès (feuilleté aux épinards), bougatsès (gâteaux à la crème) à des prix compétitifs.
  • ** * Près du port. La terrasse sur une placette en triangle se rempli rapidement, beaucoup d’habitants. Calamar grillé, poivrons farcis, saucisses
  • ** To Krifo Limani. 8, odos Tobazi. Dissimulée aux regards, une terrasse-patio noyée sous les citronniers et les bougainvillers. Cuisine traditionnelle maison, sans esbrouffe, les habitants y sont habitués. Simple et honnête.

Ile d’Hydra grece

 Les Cyclades

On s’éloigne du continent et d’Athènes et on fait quelques îles. Les Cyclades sont un archipel géant de 56 îles et gros îlots. Vous comprendrez que l’on ne vous présente que quelques restos bien en vu dans les îles les plus visitées… Pour se repérer dès maintenant géographiquement, tant l’archipel est dispersé, on rappelle le classement classique en quatre groupes :

  • Les Cyclades de l’Ouest : Kéa, Kythnos, Sifnos, Sérifos, Milos, Kimonos
  • Les Cyclades centrales : Syros, Paros, Antiparos, Naxos
  • Les Cyclades du Nord : Andros,Tinos, Mikonos, Délos
  • Les Cyclades du sud et du Sud-Est : Santorin, Amorgos, Anfi, Folégandros, Sikinos, et les Petites Cyclades.

Ile de Kythnos.

  • * Taverna Katherina. Après la plage de Schinari, moins de 1 km après le village. Bonne cuisine traditionnelle. On peut aller choisir ses plats près des fourneaux.. Terrasse ombragée et fleurie, située sur les hauteurs avec vue superbe sur la baie. Accueil un peu froid au départ, mais si vous revenez, ce sera différent !

Ile de Syros.

  • * Street Food. 16, odos Chiou Ne pas se fier à l’enseigne, peu alléchante : cette miniscule échoppe au cœur de l’Agora, propose un grand choix de spécialités géorgiennes, mariées aux meilleur des saveurs cycladiques. Compter entre 3 et 5 €.
  • ** Kastri. 13, odos Parou. Cuisine préparée par l’Association des femmes de Syros.  Authentique et servie généreusement à prix très démocratique ! Probablement le meilleur rapport qualité-prix. Arriver tôt pour avoir le plus de choix.

Pitas Grecque

Ile de Mikonos

  • * O Fournos tou Gerassimo. Une dizaine de choix de pizzas (à la coupe), panini, sfogli, pâtisseries, et même des plats chauds préparés.
  • *** Pepper Souvlaki & More. 18, Kouzi Georgouli. Des souvlakia particulièrement bien réalisées. Une hygiène stricte. Petite salle bien nette aux tons noirs et blancs, quelques tables aussi sur le trottoir. Salades, pitas, viandes (burgers,grillades), mais alors plus chères.

Ile d’Amorgos

  • ** Captain Dimos. Une des premières terrasses à l’entrée du port. On est un peu à l’étroit, mais la cuisine mérite de s’y arrêter. Plats en sauce (lapin au miel, porc à la bière) très corrects. Moussaka originale. Et pour ceux qui veulent changer, un large choix de pâtes.
  • * Karamel. Plage de Xylokératidi. 8 – 10 €. Tenue par une Française de l’île, une adresse chaleureuse qui propose une cuisine inspirée, ouverte sur toute la méditerranée. Tout les produits sont frais. Possons grillés ou viandes ou même repas végétarien. Les entrées à la carte sont délicieuses : salade de poulpe, , lentilles au citron confit, le bouyourdi, (feta fondue au four). Accueille chaleureux ; la propriétaire, si vous le lui demander peut même aller chercher vos bagages au port.