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Cité au passé glorieux, Mahdia fut la première capitale des califes fatimides au Xe siècle, est bâtie à fleur de rocher sur une presqu’île. Elle tire tout son charme de sa mer cristalline au couleur de saphir, de ses magnifiques plages de sable fin, de sa Médina et de son animation de petite ville traditionnelle, ville de pêcheurs et de tisseurs de soie.

La mer Méditerranéenne berce paisiblement les navires du port de Mahdia, pendant que les habitants s’abandonnent aux rayons de soleil à la plage. La longue côte de sable doré attire chaque année de nombreux touristes qui viennent se ressourcer dans ses multiples hôtels luxueux.

Souk Medina Mahdia Tunisie

Dans la ville tunisienne de Mahdia sont rassemblés, mosquée millénaire, ruines monumentales et barques multicolores, tissage d’or et de soie halle aux poissons, forteresse de pirates, minarets ottomans et cafés de pêcheurs.

Située au Centre-Est du pays, établie à proximité d’un ancien comptoir phénicien, Mahdia est une ville tunisienne côtière à environ deux cent  trente kilomètres au sud de la capitale Tunis. Elle est le chef-lieu du gouvernorat portant le même nom. A l’origine, la ville fut construite à fleur de rochers sur une presqu’île qui fut d’abord une citadelle interdite, et avant d’être abandonnée pour le Caire, la cité fut la première capitale de la dynastie des Fatimides. Avec le temps, elle devient comme beaucoup d’autres, un port sur le pourtour méditerranéen, mais ici il s’agit du premier port de pêche du pays ouvert à toutes les influences et toutes les conquêtes. Les chevaliers de Malte, Les normands de Sicile, les Espagnols ou aussi les Génois ont bien marquée leur empreinte dans cette cité…

la Skiffa El Kahla vue de l'extérieur avecle musée de Mahdia voyage en TunisieUn charme émouvant se dégage de cette cité qui garde toujours un petit air de mystère, de course au trésor derrière sa Skifa el Kahla, énorme porte de ville fortifiée datant de l’époque ottomane qui donne accès à des terrasses offrant des vues panoramiques sur la ville et le port.

Mahdia est aujourd’hui une ville portuaire tranquille et une grande ville de province avec ses 40 000 habitants, renommée pour sa pêche, ses soieries et ses oliveraies. L’une des plus belles villes touristiques de Tunisie, elle est située entre Monastir et Sfax et possède de nombreux sites historiques intéressants, dont les ruines de l’ancienne ville punique, le port fatimide, la première mosquée fatimide, construite au 10ème siècle, et le fort ottoman du 16ème siècle.

Histoire

La situation géographique stratégique de cité et ses fortifications permettent à la ville, connue successivement sous les noms de Jemma, Aphrodisium et Cap Africa, de jouer un rôle de premier plan dans le bassin méditerranéen. La ville est tout d’abord un comptoir phénicien puis romain. L’épave de Mahdia, remontant au Ier siècle av. J.-C. et chargée d’objets d’art athéniens a été retrouvée au XXe siècle (vers 1907) à six kilomètres au large ; elle fait de cette dernière l’un des plus riches sites de l’archéologie sous-marin en Tunisie.

En 916 de destin de la ville change radicalement avec l’arrivée du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui ordonne la fondation de Mahdia, dont la construction s’étale sur cinq ans, et qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 921 et le reste jusqu’en 973, date à laquelle elle fut remplacée par Le Caire. Assiégée durant huit mois entre 944 et 945 par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville résiste victorieusement.

Le cimetière marin devant le cothon phénicien Mahdia, voyage en Tunisie

En 1086-1087, pour faire cesser les attaques répétées des corsaires de la région, et plus spécialement celles orchestrées par le souverain ziride Tamim, les grandes villes marchandes du nord du bassin méditerranéen arment des bâtiments et s’emparent de la ville. L’attaque, menée par Hughes de Pise, bénéficie de l’aide de Rome.

Le roi normand Roger II de Sicile occupe Mahdia en 1148 et maintient son assise jusqu’à la chute de la ville en 1160, aux mains des Almohades. La ville perd alors son importance politique au profit de Tunis mais n’en demeure pas moins un important port. La ville fait face au cours de son histoire à plusieurs sièges.

Borj El Kebir MahdiaEn 1390, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, Gênes organise une expédition militaire à laquelle elle essaie de donner le caractère d’une nouvelle croisade, au prétexte de se venger de la piraterie des barbaresques contre les chrétiens. Mahdia obtient l’assistance d’un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place, forte défendue par les Berbères de Bougie, de Bône, de Constantine et d’autres régions du Maghreb, venus à son secours, résiste à toutes les attaques. Les attaquants, se trouvent obligés de reprendre la mer après deux mois de combats infructueux.

Mahdia est prise au XVIe siècle par le corsaire Dragut qui en fait sa base. Charles Quint s’empare de la ville en 1550 et les Espagnols y restent jusqu’en 1554. Ils font sauter les remparts de la ville en repartant. La ville retrouve peu à peu son calme et devient l’un des plus grands ports de pêche de Tunisie.

Guide touristique des lieux à visiter

A Mahdia on trouve quelques monuments et sites dignes d’intérêt tel que Bab Zouila  une très importante porte fortifiée à l’époque qui date depuis le Xe siècle entre les années 916 et 921 puis fut restaurée au XVIe siècle, et constitue jusqu’à présent l’un des point d’accès au centre historique de la cité, aussi l’un des rares vestiges des anciens remparts.

La fameuse Skifa Kahla en plein centre de l’ancienne citadelle, qui constitue le marché hebdomadaire (le Vendredi), la Skiffa El Kahla se transforme en une véritable caverne d’Ali Baba, digne des Mille et une nuits, car on y trouve des brodeuses et des couturière qui exposent pour la vente, de très beaux costumes traditionnels, en étalent soierie et dorures, et un véritable marché d’or en bijoux s’y pratique. A ce propos, le costume traditionnel féminin de Mahdia est considéré sans conteste, le plus riche (en terme de valeur) de la Tunisie, tant l’éclat de la soie aux couleurs vives le dispute aux broderies de fil en or.

la Skiffa El Kahla à Mahdia voyage en Tunisie

La Grande Mosquée, de masse austère construite sur le plan de l’édifice fatimide et fondée en 916 par le chiite Ubayd Allah al-Mahdi, et qui a subit divers modifications ainsi que rénovations pour que finalement entre les années 1961 et 1965 atteint conformément le premier plan du dixième siècle. On voie aussi l’émouvant cimetière marin situé en front de mer qui s’étend à la pointe extrême, entre la forteresse turque et la porte des conquêtes, orgueilleuse ruine dressée dans l’eau, des femmes y reposent, selon la tradition ensevelies dans l’habit de soie, or et argent de leur mariages.

La Grande mosquée de Mahdia voyage en Tunisie

La mosquée Hadj Mustapha Hamza qui  constitue un bel exemple d’architecture arabo-turque de l’époque ottomane, bâtis en 1772  puis restaurée au cours du XXe siècle.

Circuit de visite

On peut commencer la visite par une promenades dans la ville avant de pénétrer dans l’imposante Skiffa El Kahla, admirer l’ancienne municipalité, contigüe à la porte, construite à la fin du XIXe siècle : joli exemple d’une architecture arabisante. Puis suivre la rue principale jusqu’à la place du Caire, sur la côte, signalée par un élégant minaret octogonal, de la mosquée Haj Mustapha Hamza, de style ottoman, édifiée au XVIIe siècle.

Bordj El Kebir Mahdia TunisieEn continuant, on arrive à la Grande mosquée, rebâtie dans les années 1970 en voulant une reconstitution de la mosquée Fatimide édifiée de 916 à 921. Prendre la route de la mer, vers les ruines des anciens bassins des arsenaux et du palais de l’émir tout prés, s’élève la masse imposante du Borj el Kébir ; une longue voute obscure débouchant sur une grande cour autour de laquelle s’ordonnent des salles et un oratoire. En montant sur la terrasse on peut admirer une très belle vue qui domine toute la ville. Redescendre vers le cimetière qui termine majestueusement la presqu’ïle, jusqu’à l’ancien port fatimide. Retourner dans le centre ville par la rue Manoubia, bordée de nombreux petits édifices culturels, et qui dessert des impasses résidentielles dont la rue des Hamza, qui regroupe une dizaine de très belles maisons construite au siècle dernier par les membres d’une même famille d’origine turque.

Dans les marchés qui colorent la ville, vous pouvez acheter des souvenirs mirobolants, comme de la céramique, des poteries, des tapis faits à la main, ou encore de la délicieuse huile d’olive.

Le vendredi,  jour du marché hebdomadaire, la Skifa el Kahla et particulièrement animée, se transforme en une véritable caverne d’Ali Baba, digne des Mille et une Nuits et où un véritable marché de bijoux en or s’y installe.

Café restaurant Mahdia voyage en TunisieQuelques cafés s’offrent aux visiteurs. Un autre quartier derrière le cimetière donnant sur le fort est aussi sympathique. L’un des endroits particulièrement intéressant pour une pause, le café-restaurant la Grotte, juste à coté du Marabout Sidi Salem, c’est un endroit magnifique, la mer, les roches, le calme. Vous pouvez y savourer un thé à la menthe ou fumer des chichas avec des arômes aux goûts multiples.

Mahdia, c’est aussi le charme particulier des villes maritimes ; son port de pêche est l’un des plus importants de Tunisie, spécialisé en particulier dans le poisson bleu (Sardine et Thon) , pêchée à la lueur des lamparos créant, les soirs d’été, au départ des chalutiers, un spectacle fascinant qui illumine la mer et le port séculaire de mille bougies.

Dans le prolongement du littoral menant à Ksour Essaf, Salakta et à la Chebba s’étendent des plages sauvages de sable fin parmi les plus belles de Tunisie et Mahdia en constitue le cœur, avec sa pléiade d’hôtels couronnés par les plus prestigieuses distinctions internationales pour la beauté de leur cachet architectural.

L’amphithéâtre d’El Jem (Thysdrus)

Pas loin de Mahdia, ne ratez surtout pas l’opportunité de visiter la ville d’El Jem. Troisième amphithéâtre du monde antique après celui de Rome (43000 spectateurs) et de Capoue (35.000 spectateurs), le prestigieux Colisée d’El Jem d’une capacité de 27000 spectateurs, est posé dans cette plaine telle une énigme. Dans cette zone déshéritée, l’édifice paraît défier la sournoise insinuation de la friche et de la steppe. L’amphithéâtre d’El Jem, en forme d’ellipse d’un périmètre de 427m, au grand axe de 148m et au petit de 122m, fut élevé entre la fin du IIe siècle et le début au IIIe siècle. Il se compose d’une cave, d’une Arène et de coulisses. Les gradins s’arrêtent au podium, partie plane bordant le mur d’enceinte de l’arène est réservée aux spectateurs importants, qu’une grille en fer protège des bonds des fauves.

L’arène centrale a des entrées situées aux deux extrémités du grand axe, et douze entrées de service percées dans le mur du podium, où elles communiquent avec une galerie circulaire. Les Romains firent de ce monument une extraordinaire source d’approvisionnement en eau. A cet effet, des conduites et des canalisations y étaient construites pour recueillir l’eau de pluie et l’acheminer le long des collecteurs qui faisaient le tour du bâtiment jusqu’à de vaste impluviums. Ce soin déployé dans l’art de capter la moindre ressource en eau, associé à la maîtrise des techniques de l’arboriculture sèche, permit aux Romains d’implanter dans les terrains avoisinants de gigantesques oliveraies. De nombreux artisans, céramistes métallurgistes, fabricants d’objets utilitaires en os, sculpteurs sur plâtre, contribuèrent à asseoir la prospérité de Thysdrus

Le musée

Le musée de MahdiaA vocation régionale, le musée, qui se situe dans les anciens locaux de la municipalité qui ont été entièrement rénovés pour accueillir les collections. Le musée a été inauguré en 1997 et ses collections présentent plusieurs pièces dont ; un ensemble de mosaïque, des céramiques appartenant aux périodes puniques et romaines, plusieurs objet de la période islamique et  un trésor d’époque byzantine avec ses 268 monnaies d’or et à ce propos Mohamed Fantar à dit : « Au large de Mahdia, à quelques kilomètres au Nord-Est de cette ville prestigieuse, des pêcheurs d’éponges signalèrent en 1907 la présence d’objets antiques submergés. Le gisement contenait des colonnes, des chapiteaux ; les fouilles ont permis de constater qu’il s’agissait en fait de tout un bateau chargé d’objets d’art pour la construction d’un édifice somptueux… quelle riche cargaison ! Outre les colonnes, des chapiteaux, et de superbes cratères en marbre, on a retiré des chefs d’œuvre en bronze, tels que l’Agar, l’Eros Citharède, l’Hermès de Dionysos, la Naine dansante, la Course du Satire… et des sculptures en marbre, comme ce buste d’Aphrodite d’une beauté tout à fait divine. »

Les plages

Très réputées, les plages de la région sont fabuleuses et splendides, de sable fin blanc, abritant  de nombreux hôtels en font une station balnéaire appréciée par les visiteurs de tout les coins du monde. Précisément en face du quartier de Hiboun on trouve la zone touristique (au nord de la ville) et la grande majorité des hôtels de la ville se trouvent en bord de mer et offre des vues magnifiques.

Transport

La ville de Mahdia possède divers axes d’importance nationale, de même qu’une bretelle autoroutière reliée à l’autoroute qui mène de Tunis à Sfax. Et un grand nombre de lignes ferroviaires la relient vers Sousse, Sfax ou encore Monastir.

Elle ne possède pas un aéroport propre mais elle se situe à environ une heure de l’aéroport international de Monastir Habib-Bourguiba.

Économie

L’économie est principalement baséeLe port de pêche de Mahdia sur la pêche, le tourisme et l’huile d’olive. En effet, le port de pêche est bien animé durant certaines heures, On peu aussi admirer des chalutiers équipés pour pêcher au lamparo. Le port possède ses propres conserveries conditionnant le poisson bleu.

En ce qui concerne la production de l’olive, en effet la ville est située à l’est d’une grande oliveraie, qui abrite des huileries et qui permettent de produire de l’huile d’olive ainsi que du savon qui est produit à base d’environ 72% d’huile d’olive.

La cité est également réputée pour son excellente production de tissages  comme la laine et le soie, et son artisanat comme le cuir, le bois, les bijoux, etc.

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