Cateri, Haute-Corse, Corse, France

Cateri est une commune du département de la Haute-Corse située dans la collectivité territoriale de Corse en France. C’est une petite commune de Balagne, l’un des « villages balcons » de la plaine d’Aregno avec vue sur mer, dans l’ancienne piève d’Aregnu, se trouvant dans la Corse occidentale ancienne, dite encore « Corse cristalline ». Celle-ci, constituée pour l’essentiel de roches granitiques, est séparée de la Corse orientale où dominent les schistes, par une dépression centrale, un sillon étroit constitué pour l’essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires qui coupe l’île du nord-ouest au sud-est, depuis l’Ostriconi jusqu’à Solenzara. La commune se situe à l’ouest de cette ligne où s’élèvent les plus hauts sommets de l’île et qui constitue une véritable barrière entre les deux départements actuels.

Couvrant 318 ha, Cateri est une petite commune sans façade maritime, dont le territoire se présente en une bande de terre latérale, s’étalant sur les flancs septentrionaux d’un petit chaînon montagneux dominé par Capu di Bestia (804 m), sommet « à cheval » sur Montegrosso et Avapessa, deux communes limitrophes. Ce chaînon sépare la plaine d’Aregno de la vallée du Regino avec un petit col où a été bâti le hameau de San Cesareo. Le village implanté au milieu-même du territoire, est en exposition nord. La partie orientale de la commune est dominée par une colline de 431 m – lieu-dit Carco. La route D151 qui descend du col de Salvi, jusqu’au col de San Cesareo, traverse la partie occidentale de la commune.

HYDROGRAPHIE

Le ruisseau de Péri, dont les eaux alimentent le fiume di Regino, est le seul ruisseau qui nait sur le territoire communal, puisque le réseau hydrographique est faible.

CLIMAT ET ENVIRONNEMENTCateri, Haute-Corse, Corse, France, Aregno

Le territoire de la commune est, comme dans toute la Balagne, planté essentiellement d’oliviers, dont beaucoup ont été détruits en 2005 par un grand incendie ravageant près de 1 500 hectares.

PATRIMOINE

Église de l’Assomption : c’est une église paroissiale de style baroque du XVIIIe siècle, à double fronton, et qui est un édifice classé. Plan en croix grecque : haute façade baroque dite « façade harmonique », dotée d’une coupole éclairant la nef et d’un clocher absidial à arcades unique en Corse. Elle renferme des œuvres classées monuments historiques :

  • tableau de la «Vierge à l’Enfant avec sainte Lucie et un évêque église paroissiale»
  • tableau de « L’Assomption de la Vierge avec saint Servant, saint Quilicus, sainte Catherine et deux autres martyrs»,
  • tableau de « La Donation du Rosaire»
  • L’autel (maître autel) en marbre polychrome
  • La clôture de chœur en marbre polychrome
  • Des stalles en bois taillé, classées MH, se trouvant dans la chapelle de confrérie
  • Ancienne Confrérie Sainte-Marcelle: elle date de la fin du XVIIe siècle.
  • Un tableau « Le Sacrifice d’Isaac » (de Sainte-Croix) duXIXe siècle, monument historique en 1995. Il est dans la chapelle de la confrérieCateri, Haute-Corse, Corse, France, chapelle san casario
  • Couvent de Marcassu: il est situé en contrebas de la route de Lavatoggio, sachant qu’il fut édifié en 1608 sur les ruines du castello de Marcassu datant du Xe siècle, il est occupé par des religieux bénédictins de la Congrégation Notre-Dame d’Espérance. Les voyageurs peuvent y faire retraite.
  • tableau « L’Ange Gardien » (xviiesiècle), classés Monuments historiques
  • tableau « Saint Pierre d’Alcantara en extase devant la Croix et les donateurs » (XVIIesiècle),
  • tableau « Dieu le Père, l’Annonciation, saint Joseph, saint François et deux donateurs » (1661),
  • tableau « La Cène » (XVIIesiècle),
  • tableau « Saint Roch intercédant aux pieds de la Vierge pour les pestiférés » (XVIIIesiècle.),
  • tableau « Vierge à l’Enfant avec saint Joseph » (XVIIIesiècle).
  • Les stalles du chœur en bois taillé et ciré (classés)
  • Les meubles et lambris de revêtement (boiseries) de la sacristie (classés).
  • La chapelle San Cesario: c’est une petite chapelle romane qui fut édifiée au XIIe siècle, sur un mamelon de l’arête montagneuse séparant la vallée du Regino de la plaine d’Aregno. Sise au hameau San Cesareo.