Aubazines, la Corrèze, France

Aubazines, la Correze, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Fra

Aubazines, dont les habitants sont appelés les Aubazinois, est une commune du département de la Corrèze située dans la région AquitaineLimousinPoitou-Charentes en France. On peut écrire aussi le nom de la commune sans « s » puisque l’écriture officielle avec un « S » final provient d’une erreur de transcription sur une carte.

Située dans la partie sud-ouest du département, Aubazines est entièrement située en rive gauche de la Corrèze, et bordée au sud par le Coiroux qui la sépare de Palazinges. En plus de son principal cours d’eau, le Coiroux, la commune est également traversée par le ruisseau de la Geinde, long de 2,7 km, qui prend sa source au lieu-dit les Quatre-Routes sur la commune. Il conflue sur la commune de Cornil avec le ruisseau de Brauze, long de 7,4 km, qui prend sa source sur Sainte-Fortunade. Après avoir reçu les eaux de la Geinde, il se jette dans la Corrèze à Cornil, sans oublier le ruisseau Français plus un grand nombre de petits ruisseaux. Son altitude minimale, 126 mètres, se situe à l’ouest, là où la Corrèze quitte le territoire communal pour servir de limite entre Dampniat et Saint-Hilaire-Peyroux. Les points les plus hauts atteignent ou dépassent 520 mètres et se trouvent, d’une part au Puy de Pauliac qui domine les alentours, et de l’autre, au sud-est, en limite du Chastang, près du lieu-dit la Jarouste.

Le bourg d’Aubazines est établi tout au sud de la commune, sur un promontoire qui surplombe le ruisseau du Coiroux de plus de 150 mètres. Il est situé, en distances orthodromiques, 11 kilomètres à l’est de Brive-la-Gaillarde et 13 kilomètres au sud-ouest de Tulle, à l’intersection des routes départementales 48 et 130. La commune est également desservie par les routes départementales 48E et 175 etAubazines, la Correze, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Fra au nord-ouest par la route nationale 89. Si la ligne de chemin de fer Coutras – Tulle traverse bien le territoire communal au nord et à l’ouest, la gare d’Aubazine – Saint-Hilaire est située sur la commune voisine de Saint-Hilaire-Peyroux

HISTOIRE

Le village, qui possédait son église, serait devenue une commune à la Révolution en 1790, par démembrement de la paroisse de Cornil mais avant le 1er mars 1792, elle ne disposait pas d’un état civil. Site préhistorique, Aubazines doit son origine à la fondation, au XIIe siècle, d’un monastère qui fut affilié peu après à l’ordre de Cîteaux. Très vite un couvent de moniales, installé dans le village de Coyroux à quelques centaines de mètres, lui fut associé. Les deux monastères ont existé jusqu’à la Révolution. Autrefois, la paroisse dépendait de Cornil. Le site, les établissements monastiques et leurs dépendances ont fait l’objet de fouilles archéologiques et d’études très poussées dans le dernier tiers du XXe siècle, sous la direction du professeur d’histoire médiévale Bernadette Barrière.

PATRIMOINE

  • L’église Saint-Étienne : église abbatiale et bâtiments monastiques de l’ancienne abbaye cistercienne fondée en 1142 par le premier abbé Saint-Etienne. Elle contient une armoire en chêne du XIIe siècle, 45 stalles limite XVIIe ‑ XVIIIe siècle, le tombeau de Saint-Etienne du XIIIe siècle. Elle est classée monument historique.Aubazines, la Correze, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Fra
  • Le monastère féminin du Coyroux: classé depuis 1988, il n’en reste que  les Vestiges. Le monastère date des XIIe et XVIIe siècles.
  • Le canal des moines: construit pour alimenter le monastère et le village, il date du XIIe siècle, ayant une longueur de 1,7 km environ, classé en 1965 et 1966, seul ouvrage de ce type encore en activité en Europe.
  • Le Cromlech du Puy de Pauliac : il fut classé en 1889.
  • Le Rocher du saut de la bergère: c’est une paroi rocheuse haute de 70 m d’où, selon la légende, se serait jetée une bergère pour échapper au déshonneur. Il domine le canal des moines.
  • Le Dolmende Rochesseux : appelé aussi Dolmen du Bois Agretié.
  • La maison de l’ermite: avec ses dépendances (écurie, fenil, four, deux pigeonniers, étables à lapins) construites en pierre sèche par un indigent, sur un terrain qu’il avait défriché et où il demeurait avec son épouse encore au début du XXe siècle. Sise au Puy de Pauliac, sur le même versant que le Dolmen de Rochesseux.
  • Le centre touristique et lac du Coiroux.